Le monstre parade - Joseph Agostini
Mise en scène : Julien Gaunet
Avec Loïck Hello, Elsa Zadkine, Mathieu Lentz, Bénédicte Gougeon, Frédéric Bry, Frédérique Fricker, Coralie Grelaud, Clément Pic, Marc Rossignol
Musique : Frédéric Bry

 

Les thrènes des roses qu'on assassine - Joseph Agostini
Mise en scène : Julien Gaunet
Avec Meg Galetti Boucrot, Marc Rossignol, Coralie Grelaud, Bénédicte Gougeon

Le monstre parade

Des enfultes, mélange d’enfants et d’adultes, envahissent un spectacle pour enfants. Le clown, à la demande du directeur du cirque, leur a préparé, avec sa troupe, un spectacle sadique, où le pathétique le dispute au grotesque. La femme à barbe suicidaire, le magicien pervers, le jongleur et ses crânes de bébés… Rien n’affole les enfultes. Rien, mise à part La Bête, enfermée dans sa cage dorée. Mais saura-t-elle faire taire ces monstres ?

Le Monstre Parade a été représenté au Centre culturel Matisse en 2004. Frédéric Bry a composé la bande son du spectacle et créera par la suite toutes les musiques des pièces de Joseph Agostini. Elsa Zadkine, comédienne et chanteuse lyrique, a remplacé une comédienne au pied levé pour le rôle de la femme à barbe. Elle collaborera à deux autres créations de Joseph Agostini, en 2005 et 2010.

DISTRIBUTION
Loïck Hello, Le clown
Elsa Zadkine, La femme à barbe
Bénédicte Gougeon, Le magicien
Mathieu Lentz, Le jongleur
Clément Pic, Marc Rossignol, Frédérique Fricker, Frédéric Bry, Coralie
Grelaud, Les enfultes

 

« La Bête impressionne. J’en ai vu se terrer dans un mutisme définitif à sa seule vision. Alors, enfultes de malheurs, êtes-vous impressionnés par sa taille ? Par son poids ? Par son odeur ? »

Le clown, Le monstre parade (2003)

 

Mots d'amour

« Joseph Agostini est un marchand d'âmes qui sait décortiquer les mécanismes humains. Il a fait voeu de vérité en entrant dans le désordre des pulsions qui nous gouvernent. Il sait mettre en relief la grande farce humaine. Je le laisse dévaliser la femme derrière la comédienne pour apporter sur scène notre croyance intarissable en l'humanité. »

Elsa Boireau, comédienne/chanteuse

 

 


 

Les thrènes des roses qu'on assassine

Un pierrot solaire règne dans son jardin de roses. La rose rouge du désir et la rose blanche de la mémoire sont asservies à son bon vouloir. Pierrot erre, seul, avec ses rêves d’amour. Mais on n’a pas sérieux quand on a dix-sept ans, comme le lui souffle la rose noire du temps qui passe, incarnée par une vieille dame qui actionne le moulin à moudre de l’enfance. Bientôt, le Pierrot devra lui aussi se résoudre à mourir, tout comme les roses qui peuplèrent ses fantasmes et ses souvenirs.

Les thrènes des roses qu’on assassine a été représentée à l’Espace culturel Matisse, à Paris, et lors des Rencontres Internationales Artistiques de Haute-Corse, à l’initiative de Robin Renucci, en 2003 et 2004. La poétesse Meg Galetti Boucrot, épouse de l’architecte Francis Boucrot et proche de Philippe Soupault, a interprété la rose noire du temps qui passe, son dernier rôle au théâtre.

Caroline Sourrisseau a été à l’origine du titre du spectacle. Le mot thrène appartient au vocabulaire proustien et signifie les lamentations des Pleureuses dans la Grèce antique.

DISTRIBUTION
Meg Galetti Boucrot, La rose noire
Marc Rossignol (décédé en 2007, à l’âge de vingt-huit ans), le Pierrot solaire Bénédicte Gougeon, La rose rouge
Coralie Grelaud, La rose blanche

 

« Tu as dix-huit ans et tu n’es toujours pas sérieux. Ma main bleuie continue d’actionner le moulin à moudre de l’enfance, mais pour combien de temps ? Bientôt, tu te retrouveras seul dans un jardin de silence et de glace »

La rose noire, Les thrènes des roses qu’on assassine (2003)