Joseph AgostiniEnregistrer

Biographie

« Si la vie n’a pas de sens, pourquoi ne pas lui en donner un ? », Lewis Carroll

Joseph Agostini est un psychanalyste et un auteur de théâtre né en Corse, à Bastia. Il a une fille, Angèle, née en 2008. Joseph Agostini questionne tout au long de son œuvre notre rapport à la vérité, au mensonge, à la cruauté, à la folie.
En tant que psychanalyste, il est diplômé de psychologie clinique à l’Université Paris 7 Denis Diderot et a mené des recherches universitaires sur la mélancolie, le passage à l’acte et l’impact du discours parental sur l’enfant, aux côtés d’Alain Vanier et d’Eric Toubiana. Il est titulaire d'un D.U de psychotraumatologie à Paris 7 après avoir travaillé sur l'accueil des familles en réanimation pédiatrique à l'Hôpital Necker Enfants malades.
Il s’est notamment formé au psychodrame analytique individuel à l'Hôpital de la Pitié Salpêtrière et dans un groupe d’entraide mutuelle auprès de Marika Vollmann, qui l’a considérablement influencé dans son approche des psychoses. Joseph Agostini a travaillé en hôpital de jour pour enfants, a exercé dans un foyer d’adultes handicapés mentaux et a son propre cabinet à Clamart où il propose des thérapies d’inspiration analytique. Sa rencontre avec la comédienne Pamella Edouard, en 1999, le psychologue Mathieu Hochart, en 2000, et avec le psychanalyste Eric Villette, en 2010, ont également été décisives dans sa vocation.
En tant qu’auteur, Joseph Agostini écrit pour le théâtre depuis 2003. C’est la mère de sa fille et sa compagne pendant sept ans, Caroline Sourrisseau, qui lui permettra de franchir le seuil de la page blanche.
Joseph Agostini a d’abord été comédien, élève de Luce Berthommé au Centre national d’art et d’essai, Le Lucernaire, puis journaliste pour La Théâtrothèque et Théâtral magazine.  En 2003, alors qu'il est attaché de production pour le magazine Envoyé spécial à France 2,  il écrit sa première pièce, Les thrènes des roses qu’on assassine, que Robin Renucci choisira de représenter aux rencontres Internationales artistiques de Haute Corse. Joseph Agostini propose à Meg Galetti Boucrot, une poétesse de quatre-vingt douze ans, amie et inspiratrice des surréalistes, le rôle principal lors des représentations parisiennes. Puis, vient assez rapidement Le monstre parade, qu’il dédie à sa première professeure, Luce Berthommé.
Depuis 2009, Joseph Agostini est joué par diverses compagnies au Festival d’Avignon, avec des pièces telles On peut se pendre avec sa langue, Le terrible testament de Tata Thérèse, Ajoutez comme ennemi, Barbarie Land, Le dernier secret, Le petit garçon qui posait trop de questions, La princesse qui avait perdu la tête, Oedipe à la folie.
Son œuvre a été représentée dans des lieux divers tels Le Lucernaire, Les ateliers d’Amphoux, Le chapeau rouge, La tache d’encre, l’Antidote Théâtre, Pittchoun Théâtre (Avignon), L’Espace Matisse, La Comédie Nation, les Ateliers Théâtre de Montmartre, Les feux de la rampe, l’Essaïon, Comédie Tour Eiffel (Paris), Le Piccolo Théâtre (Aix en Provence), Le Ciné Théâtre 13 ou bien encore le maquis d’Olmi Cappella (Haute Corse).
Joseph Agostini a écrit un récital en hommage à la chanteuse Dalida. Il a également travaillé sur le spectacle Ma Nostalgie, autour de l’œuvre de Serge Reggiani, aux côtés de Barbara Laurent.En 2013, sa pièce Barbarie Land parait chez Alna Editeur.
En 2015, il édite une nouvelle, "11 septembre, ligne 11", aux Editions Envolume et Oedipe à la folie, à nouveau chez Alna.
Le 17 janvier 2017, parait son ouvrage Dalida sur le divan, le premier essai psychanalytique consacré à une chanteuse populaire, aux Editions En volume. Ce livre est disponible en librairie et sur la toile.
 
Joseph Agostini est également l'auteur de Manuel d'un psy décomplexé et de Manuel pour en finir avec la mort en 2018 (Editions En volume), deux ouvrages de vulgarisation de la psychanalyse.
Il apparaît sur différents plateaux de télévision en qualité de psychologue (Ca commence aujourd'hui, Les grands du rire, Pendant le 20 heures, E=M6, Le rendez-vous...)
 

Photos : John Shaft


« Souvenez-vous des cocos boers, des rigolades, des gros chagrins et des menthes à l’eau. Faîtes jaillir, que diable, ces mirages de soleil d’enfance et de licornes sur les vallées vertes. Négociez avec votre langue votre souvenir des belles choses, ou ce qu’il en reste. »

Joseph Agostini, extrait de « On peut se pendre avec sa langue » (2005)

 

Mots d'amour

« Joseph Agostini est un auteur d’une rare sincérité. Ma rencontre personnelle et professionnelle avec lui a été comme une onde de choc dans ma vie. Beaucoup de ses amis vous diront qu’il est à la source d’un déclic, d’une rencontre, d’un défi. Il a l’art, même inconscient, de conduire ses proches là où il faudrait qu’ils soient. C’est ainsi qu’il s’adresse aux lecteurs. Cherchant toujours un nouveau chemin, se frayant avec eux un parcours initiatique et explorant les contrées perdues de l’âme humaine. Sa plume est comme un sabre, acéré, tranchant et manié avec dextérité. Elle s’aiguise sur des thèmes durs comme la pierre et s’enfonce dans des profondeurs inavouées. De la provocation ? Peut-être, mais a-t-on jamais écrit sans pourfendre quelques fausses vérités ? »

Mélanie Lasry,productrice/chargée de diffusion

 

« Joseph Agostini, dans l’intuition sensible des êtres. Il a senti les parfums et la fougue de la vie. Je lui souhaite de continuer à écrire avec l’envie de chair et de sang »

Daniele Maoudj, à l’occasion de La nuit des éveillés, Morsiglia, 1999

 

« Joseph Agostini assassine les roses et laisse parader les monstres. Les faux semblants, les belles images, jeux de mots et de miroirs, n’ont pas lieu d’être. Seule la vie, dans sa violence désespérée, dans sa force même, teintée de rouge vif et de noir, chante. C’est une force qui s’échappe de la gangue des mots, les détruit comme on détruirait ses propres armes, pour se livrer à mains nues et voir ce que l’on vaut enfin. L’effet est dévastateur et l’herbe tendre de nos illusions sur laquelle nous nous vautrons ne repoussera pas »

Caroline Sourrisseau, article « Entre drame enfantin et farce fellinienne », La théâtrothèque, 2004